Fenêtre sur l’UNESCO #1

 

Bienvenu.e.s pour le retour de la rubrique “Fenêtre sur l’UNESCO” ! 

 

Lutte contre le changement climatique, sensibilisation à la réalité du trafic illicite de biens culturels et plus encore, quelles ont été les actualités de l’UNESCO la semaine dernière ? 

 

Publication du Rapport GEM 2020 : “Inclusion et Éducation : Tous, sans exception” 

Chaque année l’UNESCO publie un rapport sur l’éducation dans le monde intitulé “Global Education Monitoring Report”. Consacrés à une thématique particulière chaque année, ces rapports traitent des défis mondiaux en matière d’éducation. En soulignant les progrès et en identifiant les difficultés persistantes ou naissantes, ces rapports, librement accessibles en ligne, permettent un tour d’horizon de l’éducation dans le monde. 

Retrouver tous les rapports annuels GEM 

Le Rapport GEM 2020, intitulé “Inclusion et Éducation : Tous, sans exception” explore largement les conséquences sans précédent de la pandémie de Covid-19 pour l’éducation dans le monde. 

De nombreuses difficultés sont rencontrées partout dans le monde pour assurer la continuité pédagogique laquelle nécessite à l’heure actuelle des moyens considérables. Selon les données présentées dans ce rapport, 40% des pays les plus pauvres n’ont pas réussi à soutenir les apprenants à risque pendant la crise du Covid-19. Certains apprenants, comme les filles et les femmes, dont l’éducation n’est pas encore acquise dans le monde entier, sont particulièrement touchés par cette crise éducative qui s’ajoute aux crises sanitaire,  sociale et économique. 

De même, la fracture numérique n’a été que renforcée par l’épidémie. Bien que la numérisation de l’éducation ait été très largement accélérée par la propagation du virus, près de 500 millions d’apprenants dans le monde ne sont pas scolarisés faute d’accès à l’apprentissage à distance. L’UNESCO appelle à la mobilisation des gouvernements pour exploiter toutes les possibilités offertes par les nouvelles technologies pour permettre et améliorer l’apprentissage dans le monde. 

À noter également que le 20 octobre dernier s’est tenue une Session extraordinaire de la Réunion Mondiale sur l’Éducation consacrée à “L’éducation pendant la pandémie de Covid-19 et au-delà ». À cette occasion, les participants ont rappelé dans leur déclaration officielle qu’une “éducation de qualité est un droit humain essentiel pour une reprise équitable, inclusive et durable de toutes les nations”

Plus que jamais il est nécessaire de se mobiliser en faveur de l’éducation pour éviter à tout prix la « catastrophe générationnelle » évoquée par Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations unies.  

 

Journée internationale de lutte contre le trafic illicite de biens culturels, 14 novembre 2020

Le 14 novembre a été célébrée la toute première Journée internationale contre le trafic illicite de biens culturels à l’occasion du 50ème anniversaire de la Convention UNESCO de 1970 concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels

Cette Journée internationale a été instaurée lors de la 40ème Conférence Générale de l’UNESCO en novembre 2019 pour attirer l’attention sur cette criminalité transnationale et faire connaître les moyens existants de lutte contre la prolifération de ce phénomène. 

Le trafic illicite de biens culturels prive les peuples du monde de leur culture, de leur identité et de leur histoire et pour cette raison ce phénomène doit être combattu à toutes les échelles par les gouvernements et les acteurs du marché de l’art mais aussi par la société civile pour sensibiliser et combattre ce trafic. 

Le contexte de pandémie mondiale accentue la vulnérabilité des biens culturels, notamment des sites archéologiques et des musées, et est propice au renforcement du développement du trafic en ligne via des plateformes spécialisées peu scrupuleuses. 

Selon l’UNESCO, l’ignorance et l’intolérance, exacerbées par la crise sanitaire, alimentent ce trafic. Il est plus que jamais nécessaire d’agir pour protéger le patrimoine culturel. L’UNESCO cherche en particulier à donner de la visibilité à la réalité de ce trafic pour sensibiliser les gouvernements, les acteurs du secteur de l’art mais aussi la société civile. Il est à ce titre primordial d’encourager les comportements éthiques lors de l’achat et de la vente d’objets d’art et de biens culturels dans le respect des instruments juridiques en vigueur comme le montre la campagne de sensibilisation #LeVraiPrixdelArt

Pour aller plus loin :

Message vidéo de Monsieur Ernesto Ottone R., Sous-Directeur général pour la culture de l’UNESCO

Courrier de l’UNESCO, octobre-décembre 2020 : Trafic illicite des biens culturels, 50 ans de lutte 

 

L’UNESCO soutient les jeunes agissant contre le changement climatique 

Le Réseau de jeunesse de l’UNESCO pour l’action climatique (YoU-CAN), officiellement lancé en décembre 2019 à Madrid à l’occasion de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP25), est désormais pleinement opérationnel. 

La création de ce réseau illustre la volonté profonde de l’UNESCO de sans cesse se renouveler pour améliorer la compréhension et l’appropriation de ses activités par les jeunes du monde entier conformément à la Stratégie opérationnelle de l’UNESCO pour la jeunesse (2014-2021)

Le changement climatique est la problématique centrale du XXIème siècle. Pour l’UNESCO, les jeunes ont un rôle prépondérant dans la lutte contre ce phénomène. À travers le réseau, l’UNESCO cherche à soutenir les initiatives de la jeunesse pour le climat mais également à renforcer les réseaux et partenariats internationaux en la matière. 

Une mobilisation est plus que jamais nécessaire dans cette période de pandémie mondiale puisque les actions en faveur du climat et de la protection de l’environnement se sont très largement détériorées dans le monde entier au cours des derniers mois au contraire du changement climatique qui ne semble pas ralentir. 

 

Liberté d’expression : l’UNESCO condamne les meurtres de deux journalistes mexicains

Le 10 novembre 2020 la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a fermement condamné les meurtres de deux journalistes mexicains abattus en pleine rue à une semaine d’intervalle. Elle a appelé les autorités mexicaines à mener des enquêtes sur ces meurtres ainsi qu’à prendre des mesures pour garantir la sécurité des journalistes. 

L’UNESCO s’engage depuis de nombreuses années en faveur de la protection des journalistes à travers le monde. Dès 1997, la Résolution 29 de la Conférence générale de l’UNESCO à Paris intitulée « Condamnation de la violence contre les journalistes » s’oppose aux violences leur étant faites. L’UNESCO soutient également la mise en oeuvre du Plan d’action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité publié en 2016. 

Bien que le Rapport 2020 de l’UNESCO sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité souligne que les meurtres de journalistes ont baissé de 14% en 2018-2019 par rapport à la période des deux années précédentes, de nouvelles menaces pèsent sur eux et ce en dehors même de situations de conflits (menaces, enlèvements, arrestations arbitraires, emprisonnements, harcèlement). 

Selon l’UNESCO, 1208 journalistes ont été tués entre 2006 et 2020. Le niveau d’impunité que revêtent les crimes commis contre les journalistes reste extrêmement élevé puisque près de 9 crimes sur 10 restent impunis. 

Pour suivre les actualités liées à cette thématique : #FinALImpunité et #ProtégezLesJournalistes 

 

Merci d’avoir consulté notre rubrique ! À la semaine prochaine !