La boîte à outils pour célébrer la mémoire de l’esclavage

Alice Mann, Cayla and Carla

Le 10 mai, la France célèbre la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions. A cette occasion, la FFCU met à votre disposition un ensemble de ressources scientifiques et culturelles qui proposent une autre approche des mémoires de la traite négrière et diversifient les regards sur l’Afrique d’hier et d’aujourd’hui. Commémorer les mémoires de l’esclavage, c’est se souvenir des crimes du passé, et imaginer un monde meilleur, c’est donc réinterpréter le présent à la lumière du passé.

Les ressources ci-dessous s’apparentent de près ou de loin à la mémoire de l’esclavage et permettent d’appréhender une approche plus juste de cette histoire pour nos générations futures.

Cliquez sur les liens pour accéder aux ressources.

(Re)découvrir l’histoire de l’esclavage

Questionner l’histoire : points de vues variés

  • Il existe quelques récits provenant directement d’esclaves et qui permettent d’avoir leur point de vue sur leur condition. Parmi eux, on citera The Interesting Narrative of the Life of Olaudah Equiano, or Gustavus Vassa, the African, Written by Himself par Olaudah Equiano.
    Le plus connu reste 12 years a slave, rendu célèbre par le film du même nom.
  • Du côté francophone, l’ouvrage Libres et sans fers : paroles d’esclaves français réunit des témoignages d’esclaves
  • L’ouvrage Plus jamais esclaves ! De l’insoumission à la révolte, le grand récit d’une émancipation (1492-1838) par Aline Hel décrit l’histoire des révoltes au sein des esclaves.
  • L’UNESCO a compilé quelques portraits d’esclaves résistants que l’on peut retrouver sur leur site. Cette liste peut-être complétée avec les portraits des grands théoriciens de l’indépendance des peuples africains :
  • La décolonisation ne s’est pas faite en un jour : deux articles pour comprendre l’héritage de la traite négrière et de la colonisation sur nos sociétés contemporaines :

 

Écrire le présent

  • La Fondation Jean Marc Ayrault a été créée en 2019 pour entretenir la mémoire de l’esclavage
  • L’esclavage existe toujours dans le monde, voici quelques reportages et témoignages pour le comprendre :
  • L’auteur Resma Menakem a étudié les conséquences de la traite négrière sur la santé mentale des populations noires dans notre société contemporaine, avec My Grandmother’s Hand (en anglais seulement)
  • Se questionner sur l’héritage du colonialisme de manière vivante : La Colonie, lieu culturel situé à Paris, propose des événements et des temps de réflexion en lien avec l’histoire coloniale
  • Le podcast Afrotopiques questionne les défis de l’Afrique contemporaines. Nous conseillons particulièrement l’épisode 2, Les racines esclavagistes de la mondialisation
  • La page Instagram Afroconscience propose des pistes de réflexions pour comprendre le passé colonial et aller de l’avant. Vous y trouverez également de nombreux conseils de lectures
  • L’Association Djelima transmets l’héritage culturel africain auprès des enfants, notamment avec des ateliers
  • La série Queen Sono est la première série africaine de Netflix et porte un regard nouveau sur ce continent
  • La mini-série Self-made est un portrait de Madam C.J. Walker, la première femme noire ayant créé son entreprise par ses propres moyens
  • La chanteuse belge Lous and The Yakuza écrit des textes poignants où elle décrit une identité tiraillée entre ses origines africaines et sa vie européenne