Journée mondiale de la liberté de la presse – 3 mai

Depuis bientôt trente ans, la communauté internationale célèbre, chaque année, la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai. A cette occasion, les gouvernements réaffirment notamment leur engagement en faveur de la protection de cette liberté et de ses acteur.rice.s.

 Source : UNESCO

 

Quelques fondamentaux relatifs à la liberté de la presse

Fondée sur la liberté d’expression et d’opinion – droit humains fondamentaux, la liberté de la presse permet à chacun.e de s’informer et d’informer.  Elle participe, à ce titre, à l’ouverture d’esprit et à l’épanouissement de chaque individu.

Mais plus encore, cette liberté constitue l’un des piliers de toute démocratie : promouvoir une presse libre, c’est favoriser la participation du public au processus démocratique, garantir la transparence et responsabiliser l’État

Partant, cette liberté a été consacrée à une pluralité d’échelles, se fondant, en majeure partie, sur une reconnaissance générale de la liberté d’expression.

  • A l’échelle internationale, elle repose notamment sur l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) de 1948, qui dispose, que « tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »
  • A l’échelle du continent européen, elle est visée à l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme de 1950 : « Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontière. »
  • En France enfin, elle se fonde sur l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) de 1789, selon lequel « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi. »

Malgré cette consécration de la liberté de la presse, les conditions de travail des journalistes se sont, depuis quelques années, dégradées : censure, harcèlement et agressions – voire assassinats, tendent en effet à devenir monnaie courante à travers le monde. La situation semble d’autant plus alarmante que cette liberté se trouve aujourd’hui peu à peu menacée dans des pays où elle était, jusqu’alors, encensée. Et, lorsque les journalistes ne sont pas victimes de violence directe, leur droit d’informer est parfois muselé, l’accès à certains événements leur étant refusé pour des raisons politiques.

À cette hostilité généralisée, s’ajoute une méfiance croissante à l’égard de la presse, cette dernière étant accusée de relayer des informations fausses ou truquées (fake news). Ce phénomène, accentué par le développement des réseaux sociaux et de la société de l’information, creuse le fossé – toujours plus profond – entre informateur.rice.s et informé.e.s.

 

Les objectifs de la Journée mondiale de la presse

Proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993, la Journée mondiale de la liberté presse tend à répondre à différents objectifs. Il s’agit à la fois de célébrer les principes fondamentaux relatifs à la liberté de la presse, de défendre l’indépendance des médias, mais également de sensibiliser l’opinion publique aux atteintes récurrentes portées à cette liberté. Par ailleurs, cette Journée de célébration se veut l’occasion d’évaluer la liberté de la presse dans le monde et de rendre hommage aux journalistes ayant perdu leur vie en exerçant leur profession.

 

Les évènements proposés à l’occasion de la Journée mondiale de la presse

La thématique de cette édition 2020 ? Le journalisme sans crainte ni complaisance. Si des évènements sont généralement prévus à cette occasion, la crise sanitaire actuelle a contraint une majorité des organisateur.rice.s à reporter leurs activités à une date ultérieure. A titre d’exemple, la Conférence mondiale sur la liberté de la presse, qui devait se tenir du 22 au 24 avril 2020 au World Forum de La Haye (Pays-Bas), aura finalement lieu du 18 au 20 octobre 2020.

Néanmoins, l’UNESCO lancera une campagne mondiale dans les médias et sur les réseaux sociaux. Pour plus d’informations, n’hésitez pas consulter le site de l’UNESCO.

 

La fiche pratique

La fiche pratique relative à la Journée mondiale de la presse est disponible. Pour la télécharger, cliquez ici.

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