🌳Mois de la Terre🌳: cĂ©lĂ©brons notre terre nourriciĂšre durant le confinement

Retrouvez ici tous nos coups de cƓurs partagĂ©s sur les rĂ©seaux sociaux pour le Mois de la Terre !

 

Lundi 6 avril 2020 – Le Monstre de Papier, Johan Letellier

« Entre les papiers qui traĂźnent par terre, le gaspillage Ă  outrance et la paperasse Ă  remplir qui nous rend malade… VoilĂ  donc une maniĂšre de recycler le papier, pour dire les aberrations. Cette Ɠuvre en est l’illustration mĂȘme, comme un coup de gueule, sans le son de ma voix, juste en image avec des mots.
Bon Ă  savoir. En France, un employĂ© de bureau jette en moyenne 75kg de papier par an (soit environ 30 ramettes), composĂ© pour plus de 95% de papier non recyclĂ©. Sans oublier les mĂ©decins hospitaliers, qui sont noyĂ©s sous la paperasse…
Trop de gĂąchis… alors oui, le Monstre de papiers est lĂ  pour dire stop Ă  tout cela. »

A propos de Johan Letellier :
« AprĂšs avoir pratiquĂ© la photographie argentique dans les annĂ©es 90, l’artiste, trĂšs prolifique (malvoyant de surcroĂźt), utilise des objectifs Ă  mise au point automatique et engage de nouveaux moyens d’expression Ă  partir de la potentialitĂ© du corps.
Par souci Ă©cologique il utilise des matĂ©riaux de rĂ©cupĂ©ration, des dĂ©chets, du bois mort, des produits alimentaires… qu’il dĂ©tourne au profit de l’art.
Il mĂ©taphore, paysagise, illumine les corps fĂ©minins et dĂ©veloppe ses propres techniques des arts plastiques. Avec le dĂ©sir de sensibiliser, de provoquer en nous toutes sortes d’émotions, mĂȘlant performance, humour, rĂ©flexion, esthĂ©tique et poĂ©sie. »
https://www.johanletellier.com/

 

 

Mercredi 8 avril 2020 – « Pour le climat, il y aura un avant et un aprĂšs coronavirus« , Gaspard D’Allens, Reporterre

Pour ce deuxiĂšme partage du Mois de la Terre, nous vous proposons un peu de lecture. Comme vous le savez sans doute, la crise sanitaire du coronavirus a fait baisser la pollution atmosphĂ©rique aprĂšs la fermeture des usines et le ralentissement de l’activitĂ© Ă©conomique.

Gaspard D’Allens analysait le 17 mars pour Reporterre les effets bĂ©nĂ©fiques du ralentissement de l’Ă©conomie sur notre planĂšte.

« Il y a eu pour l’instant, en Chine, 3.500 dĂ©cĂšs liĂ©s au coronavirus tandis que la pollution atmosphĂ©rique tue en moyenne chaque annĂ©e 1,1 million de personnes dans le pays »

 

 

 

Vendredi 10 avril – Le Paganisme, Annabelle Amory

L’artiste, elle-mĂȘme sensibilisĂ©e au mode de vie zĂ©ro-dĂ©chet qu’elle applique dans son quotidien, oriente son procĂ©dĂ© crĂ©atif afin d’en limiter l’impact sur l’environnement : elle achĂšte de gros contenants de peinture, limite les emballages, Ă©vite la livraison, prĂ©fĂšre des fabrications françaises, et choisit d’utiliser des toiles d’occasion ou repeintes ainsi que des matĂ©riaux rĂ©cupĂ©rĂ©s (livres, cartes Ă  jouer, papiers, etc) afin de crĂ©er de nouvelles Ɠuvres.

A propos de Annabelle Amory :
« NĂ©e en 1988 dans l’Oise, Annabelle dessine, peint et Ă©crit des livres depuis l’enfance. Dans la famille, personne ne pratique une activitĂ© artistique, musicale ou sportive. Ce qui importe dans cet environnement, c’est surtout des Ă©tudes universitaires pour avoir, Ă  la fin, un « vrai » mĂ©tier.
Alors Annabelle obĂ©it et gravit les Ă©chelons : licence en histoire de l’art et archĂ©ologie Ă  Amiens, Master en Sciences de l’AntiquitĂ© Ă  Lille, puis, enfin, le dernier stade : un doctorat en archĂ©ologie grecque qu’elle obtient en 2017. Cependant, durant ses recherches, elle n’a cessĂ© de peindre et mĂȘme d’exposer dĂšs qu’elle en avait l’occasion. DĂšs la fin de sa soutenance de thĂšse, elle avertit son jury : non, elle ne se lancera pas dans la recherche mais tentera une carriĂšre artistique.
Annabelle transpose alors ses propres convictions dans son parcours : l’art sera dĂ©mocratisĂ© ou ne sera pas. Elle refuse d’exposer dans les Salons oĂč le prix d’un stand est exorbitant, prĂ©fĂšre dĂ©poser ses toiles dans les mĂ©diathĂšques et galeries municipales et se prĂȘte volontiers Ă  des ateliers et visites avec les scolaires. »
http://a-amory.art/

 

 

Mardi 14 avril – Pierrick Colas « Lasco » , Terre MĂšre

Implanté à Mazé dans le Maine-et-Loire, Pierrick Colas dit Lasco récupÚre principalement de la tÎle de voiture pour créer des sculptures aux formes animales, mystiques ou avec un contenu militant.

A propos de Lasco :
« Mes voyages ont souvent Ă©tĂ© l’Ă©lĂ©ment dĂ©clencheur d’une crĂ©ation plastique, une source d’inspiration, un point de dĂ©part pour une aventure vers l’autre. Mais un autre diffĂ©rent, singulier et non pas exotique. Ce sont Ă  chaque fois des voyages qui ont comme valeur un tĂ©moignage plastique de rencontres avec l’humanitĂ©. Ces voyages en Afrique, en Asie, ou en AmĂ©rique du Sud sont probablement pour moi un moyen de retrouver mes racines intĂ©rieures, mon arbre archaĂŻque.
En tant que plasticien, je choisis des matériaux que notre société fournit avec générosité, mais également les déchets naturels.
J’utilise tous ces Ă©lĂ©ments pour diriger mon idĂ©e, je les rĂ©organise, je leur attribue de nouvelles formes ou de nouvelles significations. Ainsi ces dĂ©chets retrouvent une nouvelle vie et une autre valeur. »
https://atelierlasco.com/

 

 

Jeudi 16 avril – La Maison du ZĂ©ro DĂ©chet

Située à Paris dans le 18Úme arrondissement, ce lieu est entiÚrement dédié au mode de vie zéro déchet et donc au réemploi. Durant la période du confinement, leur équipe réalise des cours pour en apprendre plus sur la réduction du gaspillage et tendre vers un mode de plus responsable et minimaliste.
Leur prochain cours aura lieu le 18 avril à 14h30.

A propos de La Maison du ZĂ©ro DĂ©chet :
« Le ZĂ©ro DĂ©chet, c’est Ă  la fois un mode de vie, une myriade de projets collectifs qui deviennent parfois des politiques publiques, et de nombreuses initiatives entrepreneuriales en fort dĂ©veloppement, particuliĂšrement en France.
La Maison du ZĂ©ro DĂ©chet est le premier lieu dĂ©diĂ© Ă  ces dĂ©marches, aux acteurs qui les initient, et Ă  tous ceux qui souhaitent les dĂ©couvrir. Elle accueille, depuis son ouverture le 1er juillet 2017, une programmation d’ateliers pratiques, de confĂ©rences, de projections-dĂ©bat ou encore de formations, ainsi qu’une boutique dans laquelle on peut trouver tout ce qu’il faut pour vivre en produisant moins de dĂ©chets, pour protĂ©ger l’environnement et se sentir plus lĂ©ger ! »

Accueil

 

Lundi 20 avril – No future, Fabrice Burdese

Elle s’inscrit dans un travail que l’artiste a nommĂ© Les tas d’urgences. Fabrice Burdese, dit TKY, travaille Ă  partir de rĂ©emploi et de dĂ©chets pour crĂ©er des Ɠuvres engagĂ©es. « Cette sĂ©rie est l’occasion de s’interroger sur la thĂ©matique environnementaliste et de l’explorer sous diffĂ©rentes perspectives. Une sĂ©rie qui tente de mettre en lumiĂšre les enjeux Ă©cologiques de notre Ă©poque et interroge chacun d’entre nous sur notre rapport au vivant. Souhaitons nous que la biodiversitĂ© rĂšgne en maĂźtre pour un monde meilleur, ou
souhaitons nous un monde sans saveur ?« 

A propos de l’artiste :
« Observateur critique de l’actualitĂ©, je travaille quotidiennement dans l’atelier sur des dessins, des peintures, des sculptures, des pochoirs, Ă  cerner au prĂ©sent les contours des diffĂ©rentes politiques dĂ©terminantes pour l’avenir. Mon art met en acte mes pensĂ©es, un regard dĂ©fragmentĂ© sur la condition humaine des temps modernes; en quĂȘte d’une Ă©thique, sur diffĂ©rents supports y compris les murs de la ville, mes Ɠuvres intuitives sont des rĂ©flexions comme des rĂ©actions Ă©pidermiques :
Une paille coloniale, un colibri comme une hallucination, des animaux engluĂ©s dans du Nutella, des sauvetages aprĂšs naufrages, des tropiques ravagĂ©s, des cƓurs et des dĂ©clarations de lutte. Une joie et une colĂšre que le dessin et le goĂ»t de la couleur inscrit dans un geste que le carnet consigne et que les environnements dans lesquels j’interviens dĂ©ploient et rendent publics. »
http://fabrice.burdese.free.fr/

 

Mercredi 22 avril – Jour de la Terre

Nous y sommes ! Aujourd’hui, le monde cĂ©lĂšbre son habitat, et pour honorer cette journĂ©e l’Ă©quipe de la FFCU a dĂ©cidĂ© de mettre en avant notre coup de cƓur sĂ©lectionnĂ© parmi les candidats de l’appel Ă  projets.

Le grand gagnant s’appelle Adriano Riva. Cet artiste plasticien travaille la mousse vĂ©gĂ©tale pour crĂ©er des installations et fresques aux formes familiĂšres. Son travail est inscrit dans une dĂ©marche zĂ©ro dĂ©chet puisqu’il travaille Ă  partir de matiĂšre 100% naturelles : de la mousse vĂ©gĂ©tale, et de la biĂšre et du sucre en guise de colle.
Membre du Bureau des PensĂ©es Perdues , l’artiste s’engage sur des sujets Ă  portĂ©e Ă©cologique en rĂ©employant des dĂ©chets du quotidien. A travers ses Ɠuvres, Adriano Riva imagine un monde oĂč la nature aurait repris ses droits.
https://www.bureaudespenseesperdues.com/nos-installations/

Et surtout, bon Jour de la Terre Ă  tou.e.sÂ đŸŒđŸŒžđŸŒ»đŸšđŸ‚đŸŒČ

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Club pour l’UNESCO Little Citizens For Climate cĂ©lĂ©brera ce soir Ă  20h la JournĂ©e de la Terre. Rendez-vous sur leur page Facebook et Instagram pour suivre le direct !

 

 

A l’occasion du Jour de la Terre, nous souhaitons repartager une ressource disponible dans la liste de nos ressources gratuites : les infographies des Ecolohumanistes dĂ©crivent des gestes simples du quotidien pour rĂ©duire son impact sur la Terre. Vous trouverez sur leur page Facebook et leur site web toutes les infographies.

www.lesecolohumanistes.fr

 

 

 

Lundi 27 avril – Cosmique, StĂ©phanie Boulay

Pour cette derniĂšre semaine d’avril, nous partageons nos deux derniers coups de cƓurs sĂ©lectionnĂ©s parmi les participants de l’appel Ă  projet Jour de la Terre.

L’oeuvre choisie en ce jour est Cosmique de StĂ©phanie Boulay.
L’artiste collagiste est passionnĂ©e de formes Ă©purĂ©es et minimalistes. A partir de rĂ©cup, elle crĂ©e des compositions abstraites et Ă©quilibrĂ©es, si bien que l’on ne reconnaĂźt plus les matĂ©riaux utilisĂ©s.

A propos de l’artiste :
« J’ai toujours Ă©tĂ© passionnĂ©e par le papier. DĂ©couper, coller pour laisser libre cours Ă  mon imagination.
Je privilĂ©gie la rĂ©cupĂ©ration de pages de magazines, de livres pour trouver ma matiĂšre premiĂšre et tirer profit de l’ensemble de ces trouvailles.Rien n’est dictĂ© Ă  l’avance. Mes collectes me proposent une palette de couleurs, de textures et de formes infinies que j’aime manipuler et associer pour proposer des visuels oniriques et poĂ©tiques. En tant que citoyenne je suis investie dans mon quotidien pour trouver des solutions et limiter mes dĂ©chets. C’est donc naturellement et depuis mon enfance, que j’ai intĂ©grĂ© cette notion de recyclage et que j’en fais une vĂ©ritable source de crĂ©ation. […] Je suis Ă©galement co-fondatrice du studio Daniella, avec Charlotte Merle et Sara PrincĂ©, studio de design graphique spĂ©cialisĂ© en communication visuelle. […] Aujourd’hui je transmets et partage cette envie de crĂ©er et fabriquer avec pour fil de conduite : respecter notre planĂšte. Ainsi j’ai imaginĂ© et crĂ©Ă© des ateliers DIY Ă©co responsable Ă  la portĂ©e de nos enfants. »
http://collage.stephanieboulay.fr/

 

Mercredi 29 avril – Naturalia, Jonk

Aujourd’hui, nous cĂ©lĂ©brons le dernier jours de notre Mois de la Terre! Nous souhaitons remercier toutes les personnes ayant participĂ© Ă  l’appel Ă  projets, et toutes les personnes porteuses de grandes idĂ©es pour sauver notre planĂšte. Vous pouvez retrouver tous les coups de cƓur sur notre site web, rubrique Espace Cultur’Ailes.

Et pour ce dernier coup de cƓur, nous avons choisi une sĂ©lection de la sĂ©rie Naturalia du graffeur et photographe Jonk Photography
« Cette sĂ©rie porte le message que la Nature est plus forte, et que quoi qu’il advienne de l’Homme, Elle sera toujours lĂ . Par ailleurs, Naturalia : Chronique des Ruines contemporaines pose une question fondamentale : celle de la place de l’Homme sur Terre et de sa relation avec la Nature. Loin d’ĂȘtre pessimiste, et Ă  une Ă©poque oĂč la domination de l’Homme sur la Nature n’a jamais Ă©tĂ© aussi extrĂȘme, elle cherche aussi et surtout Ă  Ă©veiller les consciences. L’Homme construit, l’Homme abandonne. A chaque fois pour des raisons qui lui sont propres. La Nature n’a que faire de ces raisons. Mais une chose est sĂ»re, quand l’Homme part, Elle revient et Elle reprend tout.« 

A propos de Jonk :
« A visiter des lieux abandonnĂ©s Ă  la recherche de graffitis, il a rĂ©alisĂ© l’intensitĂ© des atmosphĂšres et la beautĂ© du spectacle du passage du temps : la rouille, les murs fissurĂ©s, la peinture qui s’écaille, les fenĂȘtres cassĂ©es, la Nature qui reprend le dessus crĂ©ent des scĂšnes incroyables, d’une grande photogĂ©nie. Pour lui, tout cela apparaissait comme une infinie poĂ©sie. Aujourd’hui, il en a visitĂ© plus de mille dans une quarantaine de pays sur quatre continents.
Avec le temps, son intĂ©rĂȘt s’est concentrĂ© sur ce qui lui est apparu le plus fort dans ce vaste sujet de l’abandon: les lieux repris par la Nature. Il est poĂ©tique, presque magique, de voir cette Nature reprendre ce qui a Ă©tĂ© sienne, rĂ©intĂ©grer par des fenĂȘtres cassĂ©es, des fissures, les espaces construits par l’Homme puis dĂ©laissĂ©s, jusqu’à les engloutir totalement. Ce thĂšme s’est imposĂ© Ă  lui naturellement de par la conscience Ă©cologique qui l’anime depuis son plus jeune Ăąge et la force du message qu’il porte : la question de la place
de l’Homme sur Terre, et de sa relation avec la Nature. »

www.jonk-photography.com