La Nouvelle République : Fenêtre sur le club UNESCO du Lycée Léonard de Vinci

Le club UNESCO du Lycée Léonard de Vinci à Amboise à l’honneur dans La Nouvelle République :

« Des chemins haut perchés, dans la région andine de l’Argentine, une autoroute à Cuba : deux décors parmi la cinquantaine, en tout, qui composent l’exposition intitulée « En route à Cuba et en Argentine », présentée jusqu’au 5 juin au lycée Vinci, à Amboise.
Le vernissage a eu lieu lundi, marquant « l’aboutissement d’un an d’étude avec les élèves du club Unesco », a précisé Dominique Melhaoui. Professeur d’espagnol au lycée, elle anime ce club lié à l’Argentine et assume également la vice-présidente de la fédération française pour l’Unesco. En somme, elle aime ouvrir des horizons !

« Ces images prises sur les routes permettent de découvrir l’âme des peuples qui circulent, a-t-elle expliqué aux élèves qui arrivaient au CDI, classe après classe, pour voir les photos. On aborde la question de savoir comment les chemins façonnent les mentalités, la manière dont les gens vivent. »
Cette exposition bénéficie du label de la Semaine de l’Amérique latine et des Caraïbes, organisée par le ministère des Affaires étrangères, et c’est l’une des très rares animations, parmi les 180 proposées en France jusqu’au 10 juin, à être accueillie dans un lycée.
Les photos de Cuba sont signées Jacques Burlaud, de l’association vendômoise Coop à Cuba, qui s’associe pour la première fois au club Unesco du lycée. Il propose ici 25 photos extraites de son travail photographique conséquent sur Cuba, intitulé Cuba Mango. « Il ne s’agit pas de faire de Cuba un paradis, mais de le présenter de manière moins schématique », indique le photographe.
Les photos des routes argentines ont été prises par Diego Sberna, anthropologue et archéologue de hautes montagnes, qui a inspiré un autre travail, scientifique cette fois, aux élèves du club (lire l’encadré). Sur ses photos, on découvre notamment le Qapaq Nhan, littéralement « chemin royal », qui est le réseau routier conçu à l’époque pré-colombienne par les Incas. Toujours praticable, cette route très empruntée est classée patrimoine mondial par l’Unesco. »

 

 

Article tiré de La Nouvelle République du 31/05/1993,
Magalie BASSET,
Journaliste, rédactions d’Amboise et de Tours