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Club UNESCO FDFA : Flash info mai-juin 2016

publié le 2 juin 2016 à 01:31 par Fédération Française Pour l'UNESCO

                                                                                  

 


L’édito de la Présidente


Le rythme de nos activités ne se démentit pas. Mai a été très productif, juin ne le sera pas moins !

Vous vous interrogez peut-être sur ce que devient notre film « Violences du silence ». Il a eu les honneurs de la télévision, du moins on en a parlé sur de grandes chaînes. Eh bien, il est allé aussi à Cannes, dans le cadre du festival « Entr’2 Marches » organisé par l’A.P.F. J’y étais avec Catherine Cabrol, la réalisatrice, et Albane Tisseau, chargée de sa promotion. Nous n’avons pas la palme d’or ni autre récompense (ce que j’ai regretté), mais il faut dire que nous étions un peu marginaux par rapport à une tonalité générale plus « zen » de l’ensemble des productions centrées sur le handicap. Mais on a beaucoup vu notre film, on en a parlé, c’est le principal.

De plus « Violences du silence » a été projeté au cinéma le Louxor à Paris dans le cadre du Mois Extra-Ordinaire, il a fait salle comble et a été le sujet d’un débat animé et fort riche. Il interpelle, il fait choc, il bouleverse. Grâce à lui on ne pourra oublier que 4 femmes handicapées sur 5 subissent des violences !

Je vous invite maintenant à notre Assemblée Générale annuelle le 11 juin prochain qui sera précédée par une réflexion sur le thème de l’emploi et du handicap. Lisez ce numéro de Flash-Info qui vous donnera toutes les informations utiles.

Je vous dis donc « A bientôt » avec mes amitiés.

Maudy Piot,
Présidente

Permanence Écoute Violences Femmes Handicapées

Les permanences se tiennent tous les lundis de 10h à 13h et de 14h30 à 17h30, et tous les jeudis de 10h à 13h. Notre numéro d’appel à ne pas oublier :

 

01 40 47 06 06

Parlez-en autour de vous !

Distribuez les flyers qui sont à votre disposition au local associatif autour de vous.

 

Les rendez-vous de juin : les permanences

¯ La permanence juridique avec C. notre avocate : a lieu les 2ème et 4ème jeudis du mois, de 14h à 17h. Prendre RV par téléphone au 01 45 66 63 97. Prochaines dates les jeudis 9 et 23 juin de 14 h à 17 h.

 

¯ Accueil juridique avec Juliette, 2ème et 4ème mercredi du mois de 15h à 17h.

 

¯ La permanence sociale : se tient le 1er et 3ème mercredi du mois de 16h à 18h. Par téléphone ou sur place avec RV.

 

¯ Une oreille attentive

Cette écoute se fait uniquement par téléphone. Prochaines dates les 20 et 27 juin, contacter Brigitte au 06 78 06 17 21.

 

 


Les rendez-vous de juin : les ateliers

 

֍ Atelier Échanges & Créations

Les prochains ateliers auront lieu le 9 et le 23 juin de 14h à 17h.

Cet atelier est ouvert à toutes et tous. On vous attend sans formalités !

 

֍ Groupe de parole

Prochaine séance le 3 juin, de 18h à 19h30.

Inscription au 01 45 66 63 97 auprès de Maudy Piot

 

֍ Créations Loisirs

Prochain atelier le 4 juin de 14h à 17h.

Les inscriptions se font auprès de Florence au 06 09 75 09 64 et de Rose-Marie au 01 49 45 02 97 ou 06 27 66 68 59. Exceptionnellement pas d'activité chorale ce mois.

 

֍ Jardin Littéraire – atelier lecture

Alain Piot assure l’animation, Anne de Réals la coordination.

Inscription auprès d’Anne de Réals : anne.de-reals@orange.fr

Prochain atelier le 4  juillet  de 18h à 19h30 (suivi d’un dîner amical).

 

֍ Do you speak English ? – atelier de conversation en anglais

Gillian Barratt propose aux adhérentes et adhérents un atelier de conversation en anglais un samedi après-midi une fois par mois, dans le local de l’association..

Prochain atelier le 25 juin de 15h à 17h au local.

֍ Atelier Piscine

Les sorties en piscines aménagées se déroulent avec l’association LAPLA’JH de Nathalie à la piscine Émile Anthoine.

Inscription par mail : laplajh@gmail.com ou 06 10 93 40 92

Pour 10 séances par an à répartir dans l’année : 150 € /Abonnement annuel : 300 €

Attention : ces tarifs ne sont applicables qu’aux adhérentes et adhérents de FDFA !

Règlement à la première séance en fonction de votre choix.

 

Nouveauté

L’atelier Informatique se met en place.

Pour tous renseignements appeler le 01 43 21 21 07.

 

Les rendez-vous clef du mois 

Remise des Trophées du prix OCIRP Handicap lundi 6 juin prochain à partir de 18h 30 à la Maison de la Radio. Informations auprès de FDFA, inscription obligatoire.

Le jury présidé par Axel Kahn a attribué à FDFA le prix de la Citoyenneté. Venez applaudir !

 

Samedi 11 juin, Assemblée Générale FDFA au 61 rue Violet 75015 Paris,

En préambule à son Assemblée Générale annuelle, l’association Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir – FDFA propose une conférence-débat sur l’emploi des femmes en situation de handicap.

Quelle réalité ? Quels freins ? Quels obstacles ?

Comment construire un projet professionnel quand on est femme et en situation de handicap ?

Quand les femmes handicapées prennent leur destin en main et créent leur emploi : cette conférence-débat donnera la parole aux femmes handicapées entrepreneuses et créatrices d’emploi. Cette conférence-débat sera construite sur un échange d’expériences et un dialogue entre les différents parcours de vie professionnelle avec le poids du handicap.

La seconde partie sera consacrée à l’Assemblée Générale annuelle de l’association.

 

8, 9 et 10 juin, Salon AUTONOMIC Porte de Versailles. Nous y serons, sur le stand D71. Nous aurons besoin de bénévoles ! Marie-Laure Souplet, adhérente de FDFA, interviendra le 10 juin entre 12 et 13h pour une conférence sur le thème « Vivre ensemble, reconnaître une personne dans toute son intégrité malgré sa différence ».

 

 

Actualités politiques et sociales

 

Conférence Nationale du Handicap- 19 mai

"Logement accompagné", "emploi accompagné" et "scolarisation, enseignement supérieur et formation tout au long de la vie". Telles étaient les trois thématiques au cœur de la quatrième conférence nationale du handicap.

Le Président de la République a aussi annoncé plusieurs mesures de simplification. Ainsi, la durée d'attribution de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) pour les personnes dont le taux d'incapacité permanente est de 80 % va être allongée de plusieurs années. Et la carte "mobilité inclusion", dont la création est prévue par le projet de loi "numérique", sera délivrée en "quelques semaines". François Hollande a également annoncé la création de 1 500 places supplémentaires en pension de famille ou encore de nouveaux groupes d'entraide mutuelle pour les personnes handicapées psychiques. Enfin, a-t-il souligné, la prime d'activité est ouverte aussi bien aux titulaires de l'AAH qu'aux bénéficiaires d'une rente d'accident du travail ou d'une pension d'invalidité.

FDFA était représenté à l’Elysée par Brigitte Bourglan et Olivier Manceron. Vous trouverez leurs échos en fin de flash et sur notre site.

 

     • FDFA au pied des marches

En marge de la palme d’or, le festival Entr’2 marches récompensait des films ayant trait au handicap. Nos « Violences du silence » ont été comme on dit « nominées » et très largement diffusées. Certes, nous n’avons pas eu de prix, ces derniers allant à des productions plus consensuelles et moins stressantes, mais on a parlé de nous et c’est tant mieux ! Maudy Piot, Catherine Cabrol et Albane Tisseau étaient donc au pied des marches pour nous. Vous trouverez le compte-rendu d’Albane sur notre site www.fdfa.fr

 

    • FDFA au Louxor

Dans le cadre du mois Extra-Ordinaire organisé par la Mairie de Paris, la municipalité du 18ème arrondissement et l’association Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir ont organisé au cinéma le Louxor une projection-débat des « Violences du silence », le vendredi 27 mai de 19h à 21h, en présence de Monsieur Eric Lejoindre, Maire du 18e arrondissement, de Catherine Belem, conseillère du 18e arrondissement déléguée aux personnes en situation de handicap, de Maudy Piot, de l’équipe de Catherine Cabrol réalisatrice de notre film et de plusieurs des « voix » célèbres des « Violences du silence » telles Nicole Croisille, Stéphanie Duncan, Sylvia Bergé…

Une salle entièrement pleine, des débats passionnants, un accueil chaleureux et encourageant de notre film. Bref, une soirée de bonheur !

 

·         Accessibilité au numérique : la loi ne va pas assez loin !

(Source Handicap.fr)Extrait

Si les personnes sourdes et malentendantes semblaient satisfaites de l'issue des débats menés au Sénat début mai 2016 sur le projet de loi pour une République numérique, il ne semble pas en aller de même pour d'autres usagers. Le Collectif pour une France accessible fait part de sa déception dans un communiqué, déplorant que le « gouvernement entérine la fracture numérique ! ». Dans son collimateur ? L'article 44 du projet de loi, relatif à l'« Accès des personnes handicapées aux sites internet publics»… Selon le Collectif, « en dépit de quelques évolutions limitées », « il ne répond pas aux besoins des millions de citoyens en situation de handicap ou des personnes âgées qui ne peuvent pas accéder aux services et outils numériques comme tout un chacun. » En effet, l'article 44, qui ne concerne que les sites des services publics, permet de contourner, pour le moment, l'obligation d'accessibilité et de la reporter de 3 ans maximum. Selon le Collectif, ce texte « exclut de la société des millions de citoyens » en « amoindrissant l'obligation d'accessibilité numérique telle qu'elle était prévue dans la loi handicap de 2005 ». Et de s'indigner de cette « aberration » lorsque « le numérique est censé simplifier la vie de toutes et tous ! ». Dans ces conditions, il a décidé, dès le vote définitif de la loi, d'interpeller les parlementaires pour faire saisir le Conseil constitutionnel pour rupture d'égalité. Il peut compter sur un soutien de poids, celui du Défenseur des droits, qui estimait lui aussi, que ce projet de loi ne garantissait pas suffisamment l'accessibilité des services numériques aux utilisateurs handicapés ; il avait alors recommandé au parlement de revoir sa copie.

 

·         Les recettes de la contribution de solidarité, quelle utilisation ?

(Source CNSA) Extrait

En 2016, la journée de solidarité, fixée au lundi de Pentecôte, devrait rapporter 2,29 milliards d’euros. En 2015, elle a rapporté 2,24 milliards d’euros. La journée de solidarité a été mise en place en 2004 pour financer une meilleure prise en charge des personnes en perte d’autonomie.

En contrepartie de cette journée travaillée mais non payée, les employeurs – publics et privés – versent à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) une contribution de 0,3 % de la masse salariale (ce montant correspondant au surcroît de valeur ajoutée d’un jour de travail).
Les revenus du capital (0,3 % des revenus des placements et des revenus du patrimoine) y sont également soumis (à l’exception de l’épargne populaire telle que le livret A). La CNSA est chargée de la gestion de cette contribution de solidarité autonomie (CSA).

Par ailleurs, depuis le 1er avril 2013, la CSA est étendue aux retraités avec l’entrée en vigueur de la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA). Cette taxe assise sur les pensions de retraite, d'invalidité ainsi que sur les préretraites étend l’effort de solidarité aux retraités assujettis à l’impôt sur le revenu. En 2016, la CASA devrait rapporter 726 millions d’euros. Elle permettra de financer les mesures prévues dans la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement pour améliorer l’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie.

 

     Djemila Benhabib

Un comité de soutien à Djemila s’est constitué pour accompagner notre amie lors de son procès au Canada contre une école islamique et pour le droit à la parole contesté par les intégristes. FDFA en fait partie. Nous espérons publier dans la presse nationale un article sur ce thème. Nous vous tiendrons informés de la suite de notre action.

 

Actualité du droit des Femmes

·         Affaire Baupin : « Grâce au courage de huit femmes la loi du silence a été brisée et la parole s’est libérée. »

La CLEF dont FDFA est membre a publié un Communiqué de presse à voir sur notre site. Quelques extraits :

« Il est temps que les partis entendent et surtout écoutent les femmes lorsque celles-ci leur font savoir qu’elles sont l’objet de harcèlements sexuels. Il est temps que les harceleurs comprennent que leurs obsessions sont insupportables à celles auxquelles ils les imposent. Au-delà de l’exigence d’égalité femmes -hommes c’est de la libération et de l’autonomie des femmes dont il s’agit.

Aux partis politiques mais aussi aux DRH des entreprises d’en tirer les conclusions : le corps des femmes n’est pas un simple objet sexuel dont n’importe quel homme peut s’emparer au gré de ses désirs. »

 

·         Divorce sans juge dans le projet de loi de modernisation de la justice du XXI° siècle

FDFA s’est associée au Communiqué de presse des associations féministes ! «Non à une simplification de la justice qui pénalise femmes et enfants du 23.05.2016 ». Voir sur le site.

Dans le cadre du projet de loi Justice du XXIème siècle, les député.e.s ont voté, sous couvert de combattre la longueur des procédures, un amendement sur le divorce par consentement mutuel sans juge - une fausse bonne idée qui menace gravement les droits des femmes et des enfants. Cette « séparation notariale » avec deux avocat.e.s omet une donnée essentielle : l'inégalité entre les femmes et les hommes, dans le couple, et les systèmes de domination qui s'y exercent.

Nous disons non « Parce que les associations féministes rencontrent tous les jours des femmes dont les droits ont été mal défendus lors d’un divorce. Parce qu'au quotidien beaucoup de divorces sont prononcés au détriment des droits des femmes, notamment à cause de la formation des magistrat.es et avocat.es sur la base d’un droit relevant d’une idéologie patriarcale traditionnelle. »

« C'est pour cela que nous rejetons cette réforme du divorce !

Les procédures de divorce doivent certes être améliorées, mais en donnant plus de moyens à la justice et non en renvoyant un service public vers le droit privé, dans la plus pure ligné libérale ! »

 

·         La parité dans les intercommunalités : des progrès inégalement partagés

D’avril 2015 jusqu’au début 2016, « Elles aussi » a réalisé une vaste étude sur la place des femmes dans les conseils et les exécutifs intercommunaux. A la veille de nouvelles restructurations dans les administrations locales, les femmes et les hommes partagent-ils équitablement le pouvoir?  Par exemple, on dénombre 8 % de femmes présidentes ; elles sont 18 % dans les exécutifs…

Une réelle parité réduirait de fait les risques de violences sexistes en politique.  Elles aussi a fait le point après avoir consulté des élu-e-s et analysé 2 127 établissements publics de coopération intercommunale (EPCI). Voir l’article sur 50/50 du 12 mai

·         Toujours aucune femme écrivaine au Bac Littéraire

Une pétition a été lancée par Françoise Cahen, professeure, qui s'indigne que cette année encore aucune femme ne soit au programme de littérature en terminale L : André Gide remplace Gustave Flaubert. « Depuis 20 ans que j’enseigne au lycée, pas une auteure femme n’a été au programme de littérature en terminale L. Je ne demande pas la parité. Mais qu’il y ait au moins UNE femme en 20 ans, ce ne serait pas complètement fou, non ??! ».... Depuis 2001, ce sont 29 auteurs qui ont été inscrits au programme obligatoire des terminales littéraires. Vingt-neuf hommes et aucune femme."

La pétition a été entendue : Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche a répondu le 13 mai « Je souhaite que désormais la place respective des auteures et des auteurs soit ajoutée à ces critères afin que les œuvres des auteures femmes puissent être étudiées. Un travail de sensibilisation sera par ailleurs mené afin que ce critère soit aussi retenu dans le choix des textes sélectionnés pour les sujets d’examens. »

·         Euro 2016 : le HCEFH appelle à prévenir les violences machistes

« Du 10 juin au 10 juillet prochains, la France accueillera l’Euro 2016, le championnat d’Europe de football. Notre pays sera en fête, tout particulièrement dans les villes concernées : Paris, Marseille, Lille, Bordeaux, Lens, Lyon, Nice, Saint-Denis, Saint-Étienne et Toulouse.

La fête doit rester entière et être préservée du sexisme et des violences sexuelles. Le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes appelle les autorités organisatrices – au niveau national comme local - à prévenir les dérives inacceptables qui ont pu être constatées lors de grands évènements sportifs ou populaires de même type (coupes du monde de football, fête de la bière de Munich, fêtes de Bayonne, festival de rock de Stockholm, etc). Tous et toutes doivent pouvoir participer à égalité et librement à ce grand évènement populaire que sera l’Euro 2016.

Zéromacho se mobilise aussi et prépare à la demande de la Mairie de Paris un spot, réalisé par Patric Jean, qui sera projeté sur grand écran devant des milliers de supporters de foot au moment des matches de l’Euro. Il s’agit de dissuader des hommes de payer pour de la prostitution.

·         Toujours peu de femmes primées à Cannes. Parmi elles, les femmes de Divines ont séduit le festival. Et obtenu une Caméra d’or méritée.

Houda Benyamina, la réalisatrice, et trois jeunes actrices formidables ont secoué le Festival de Cannes : le film Divines a été ovationné pendant de longues minutes à chacune de ses projections à la Quinzaine des réalisateurs jeudi 19 mai. (la Caméra d’or récompense le meilleur premier film.)

 

Dans le monde

  • Une jeune femme obtient le droit de se faire euthanasier après dix ans d’abus sexuels (Source ladepeche.fr 13/05/2016)

Une jeune femme de 20 ans, résidant aux Pays-Bas a obtenu le droit se faire euthanasier l’année dernière, alors qu’elle souffrait physiquement et psychologiquement de viols subits entre ses 5 et 15 ans, révèle le Daily Mail.

Elle n’était pas en fin de vie, mais les médecins ont conclu que ses souffrances étaient devenues insupportables au point d’accepter de l’euthanasier. Cette jeune femme a vécu de terribles traumatismes desquels elle n’a jamais pu se libérer. Elle a été abusée sexuellement entre ses 5 et 15 ans, et n’avait plus la volonté de vivre, les conséquences sur sa santé mentale étaient prédominantes malgré son envie de s’en sortir. Elle souffrait de stress post-traumatique, d’une grave anorexie, de dépression et d’hallucinations. Elle avait tenté de mettre fin à ses jours à plusieurs reprises.

Les médecins ont jugé ses symptômes incurables, malgré une thérapie qui avait révélé quelques améliorations. La jeune femme voulait que les médecins mettent fin à ses jours. Ils ont donné leur accord après avoir estimé que son discernement n’était pas altéré par sa maladie et que sa demande était rationnelle et recevable.

Les Pays-Bas autorisent l’euthanasie depuis 2002, seulement si la condition du patient est jugée comme désespérée. En 2015, plus de 5500 personnes ont été euthanasiées pour ce motif.

 

  • MexiqueUne personnalité (Source Madame Figaro mai 2016)

En 2015, le Mexique révisait sa Constitution pour reconnaître aux Indiennes les mêmes droits politiques qu’aux hommes. Derrière cette révolution, une femme insoumise et déterminée. Eufrosina Cruz Mendoza. Née en 1979 dans un village misérable des montagnes de l’Etat d’Oxaca. Eufrosina n’avait qu’un rêve : étudier. A 12 ans, ne parlant pas un mot d’espagnol, elle quitte sa famille et part seule, à pied. Elle reviendra diplômée de l’université. En 2007, elle se présente aux élections municipales, ce qui lui vaut d’être expulsée de sa communauté : la coutume interdit aux femmes de participer à la vie publique. Eufrosina part à l’assaut des instances fédérales pour défendre les droits des femmes indigènes. En 2010, elle est élue députée et devient présidente du Congrès d’Oaxada. Une première pour une femme, et pour une Indienne. Aujourd’hui, elle fait entendre sa voix jusqu’au sommet de l’Etat. Invitée de marque en mai 2016 au Women’s Forum à Mexido, elle y a évoqué le combat d’une vie, loin d’être achevé.

   • L’Iran exécute des mineur(e)s

Entre 2005 et 2015, l’Iran a exécuté au moins 73 personnes qui étaient mineurs au moment des faits qui leurs étaient reprochés. Les plus jeunes avaient 12 et 13 ans. 160 seraient actuellement dans le couloir de la mort. Les jeunes condamnés - dont les aveux sont parfois obtenus sous la torture - passent en moyenne 7 ans en détention avant qu’une date d’exécution soit annoncée… Une fille peut être condamnée dès l’âge de 9 ans et un garçon à partir de 15 ans. Pourtant l’Iran est signataire de la Convention relative aux droits de l'enfant et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui lui interdit de punir de mort les enfants.

    • Sans stéréotypes avez-vous dit ?

Un seul ministère, celui de la justice, a signé la convention du Haut Conseil à l’Egalité pour une communication sans stéréotype de sexe. Six mois après son lancement, le ministère des Droits des femmes s’engage à la signer et la porter auprès des autres ministères. A ce jour on dénombre 17 signatures ! Dans la rubrique « associations » on en trouve deux dont… FDFA ! Bravo à nous ! Bon courage à Laurence Rossignol pour réveiller les endormi(e)s.

A voir, à écouter !

 

Les Vives Voix, compagnie composée de chanteurs avec autisme et  handicapés psychiques, Théâtre des Variétés à Paris : les 3, 4, 6 et 7 juin à 20h30.

Le spectacle s’appelle Traviata’s Company sur un livret de Gilles Roland-Manuel et mis en scène par Johanna Boyé.

N’hésitez pas à contacter Catherine Boni, artiste lyrique, pour réserver vos places, des détaxes et invitations sont possibles.

boni_cat@yahoo.fr 
bonicatherine@gmail.com   

 

Il était une femme, Théâtre des Béliers Parisiens, dans le 18ème arrondissement, 7 juin 20h

Inspiré des poèmes de notre adhérente Claire Merlin, écrit et mis en scène par sa fille Roxane. « C’est l’histoire éphémère de quelques personnages qui en ont marre… » Une danseuse, une princesse, un transgenre, une mère de famille, un dragueur, des comédiennes… toutes sortes de personnages hauts en couleur défilent. « Et si on comprenait comment on en est arrivé là ? Il était une fois la femme… Il était une femme ».

Pour toute information : http://roxane-merlin.fr/

 

Les Chatouilles, Petit Montparnasse, Paris 14ème, du 31 mai au 25 juin 2016

C’est l’histoire insolite d’Odette, jeune danseuse dont l’enfance a été volée et qui se bat pour se reconstruire.

Avec Andrea Bescond. Le spectacle a reçu le Molière 2016 du seul-en-scène.

 

Un peu de lecture…

 

Jacques Semelin, Je veux croire au soleil, Edition Les Arènes

Professeur à Sciences-Po, directeur  de recherche au CNRS, spécialiste des génocides et de la résistance civile aux régimes dictatoriaux, auteur de « Sans armes face à Hitler », « Purifier et détruire », « Persécutions et entraides dans la France occupée », l’historien et politologue Jacques Semelin est invité, en 2014, alors âgé de 63 ans, à donner pendant deux mois des cours à l’Université de Montréal.  

« Je veux croire au soleil » est l’impressionnant récit de cette expédition. Tout ce qui est évident pour un bien-voyant devient hermétique pour un non-voyant. Mais au lieu d’être empêché et entravé dans sa découverte d’une terra incognita, Jacques Semelin est comme stimulé. Le défi le rend plus fort et plus curieux. Car il est venu au Québec pour professer autant que pour apprendre.

 

Seaade Besbiss, Je voulais juste être gendarme, Editions Fayard

Seaade  Besbiss  rêvait de porter l’uniforme. Confrontée à la misogynie et au racisme, elle a vite déchanté. Sur l’affiche de promotion de la diversité et de l’égalité professionnelle du ministère de l’Intérieur, Seaade Besbiss pose en polo bleu ciel règlementaire, écusson apparent sur l’épaule, légèrement maquillée, cheveux attachés sous le calot marine. C’est elle, engagée par passion dans l’armée, qui a été choisie en 2014 pour incarner la gendarmerie.

Depuis, la belle histoire s’est écornée. A 28 ans, la jeune femme d’origine marocaine qui rêvait depuis son enfance de coiffer le képi pour « arrêter les voleurs et aider les gens » a été radiée. C’était le 31 janvier, cinq ans après ses premiers pas de militaire. Entre-temps, Seaade avait porté plainte pour « harcèlement moral » contre un de ses chefs.

Elle révèle dans un livre les dessous pas toujours glorieux de la vie en caserne. (Source L’OBS – 21/04/2016)

 


Loubna Abidar et Marion Van Renterghem, LA DANGEREUSE, Editions Stock

Loubna, surnommée « La Dangereuse », est  réfugiée  en France dans une petite ville dont elle cache le nom, depuis qu’elle a été rouée de coups et blessée au visage, alors qu’elle marchait dans la rue, à Casablanca, le 5 novembre 2015. Depuis la projection de « Much Loved », le film de Nabil Ayouch, au Festival de Cannes, il y a un an, elle n’a connu que les menaces de mort et les insultes en rafales dans son pays, le Maroc. Les gens qui hurlent leur haine et diffusent des appels au crime n’ont pas vu le film, interdit au Maroc, qui montre le quotidien des prostituées, dont les clients sont absolument tout le monde. Dans son autobiographie, écrite avec Marion Van Renterghem, journaliste au « Monde » évoque la « catastrophe » qu’est sa vie, dès sa naissance, à Marrakech. Sa mère est arabe. A 16 ans, elle a déjà été mariée et répudiée.

Ce qui la sauve, c’est le cinéma. En regardant des films chez sa grand-mère, puis en salle. Les adultes parlent des actrices en les nommant « putes ». Elle sait ce qu’elle sera plus tard : « Une pute ». (Source ELLE.fr)

 

Retrouvez toutes nos informations en textes et en images sur notre site : http://fdfa.fr

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Courrier des lecteurs : Elysée 2016, Olivier Manceron : « Que d’émotions ! Une matinée dans le grand théâtre du pouvoir ! Brigitte Bourglan et moi avons servi de figurants, dorés sur tranche, à la Conférence Nationale du Handicap à L’Élysée, très officielle cérémonie d’annonce des nouvelles décisions gouvernementales pour l’amélioration de la vie des personnes handicapées. Pluie grise et matinale. Une petite armée de policiers, armés jusqu’aux dents, finit par nous laisser passer malgré le tranchant de leurs regards à travers la buée du pare-brise. La porte grandiose du Palais de l’Elysée s’est ouverte devant la petite voiture pimpante de Brigitte, qu’elle a garée sur le côté comme on gare une limousine. Puis les marches mythiques avec un tapis seulement beige, mais avec en haut appariteurs, huissiers et splendides soldats bleu et rouge, qu’on aurait dit peints à la main. Tout de suite le grand salon aux lustres antiques, tel d’énormes choux-fleurs miroitants et un plafond tellement lourdement baroque et contourné qu’on en oublie la moquette rouge chamarrée et les centaines de chaises dorée devant l’estrade. Les associations persona grata en tête, avec en pool position les fauteuils roulants des Paralysés de France, se sont pieusement installées. Bien 300 personnes, dont 75% d’hommes naturellement… » A suivre sur notre site www.fdfa.fr les impressions d’Olivier et le compte-rendu minutieux de Brigitte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rectangle à coins arrondis: Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir FDFA  Femmes handicapées, citoyennes avant tout ! Association Loi de 1901 Permanence et activités : 2, rue Aristide Maillol - 75015 PARIS % 01 45 66 63 97 contact@fdfa.fr  http://fdfa.fr  Horaires d’ouverture : du lundi au vendredi de 10h à 13h et de 14h à 18h   Siège social : 16, rue Émile Duclaux -75015 PARIS Ont contribué à la rédaction et la réalisation de ce numéro : Claire Desaint, Sylvie Kaczmarek, Eliane Martin, Olivier Manceron, Maudy Piot, Alain Piot

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